La SIAGI : Organisme facilitant l’accès au crédit des entreprises artisanales

La SIAGI : Organisme facilitant l’accès au crédit des entreprises artisanales

Elle a été créée en 1966 par les Chambres de métiers pour faciliter l’accès au crédit des entreprises artisanales. Depuis, ses interventions ont été élargies aux autres secteurs dits des « activités de proximité » dont l’agriculture et donc l’élevage de chiens et chats.

Elle donne sa garantie aux banques pour les prêts que celles-ci accordent aux entreprises. Il y a donc partage de risques entre la banque et la SIAGI. La SIAGI a ainsi 2 métiers : l’expertise de projets et l’octroi de garantie

1. L’expertise de projets pour faciliter la décision d’investissement de l’entrepreneur

Elle consiste à analyser les projets qui lui sont transmis soit par la banque, soit par les réseaux consulaires, soit par les organisations professionnelles, pour identifier ceux qui peuvent être financés en l’état, ou ceux dont le plan de financement mérite d’être approfondi ou retravaillé. Cette expertise nécessite souvent de rencontrer l’entrepreneur et comporte une activité de conseil qui sécurise l’entrepreneur et le banquier.

2. La garantie pour faciliter la décision de crédit de la banque

Pour certains projets, la banque souhaite sécuriser son engagement en partageant le risque de crédit avec un tiers. La SIAGI intervient alors pour couvrir entre 15% et 80% du risque de la banque. Pour cela, elle gère un fonds mutuel de garantie alimenté par les versements des emprunteurs.

Plus en détails

La SIAGI est une structure unique. Elle est la seule société de financement co‐pilotée par des établissements consulaires et des banques. Cela lui donne une gouvernance originale et l’opportunité d’autant de relais locaux que de Chambres de métiers et de l’artisanat.

Une activité dédiée aux petites entreprises : moins de 50 salariés et moins de 10M€ de CA

Les entreprises de proximité représentent 80% de son activité, dont 40% pour l’artisanat ; les Professions libérales et l’agriculture représentent respectivement 12% et 8% de son activité.

90% des entreprises garanties par la SIAGI ont moins de 15 salariés.

75% sont des sociétés de capitaux, 25% des entreprises individuelles.

42% des entrepreneurs

la SIAGI autofinance son activité.

La garantie « 5-50 » pour le développement économique des territoires, et le soutien à la trésorerie et au financement de l’immatériel.

Constats

L’artisanat, le commerce, l’agriculture, les activités libérales sont au cœur des territoires. Ces lieux ont besoin d’un tissu d’activités variées qui sédentarisent la population et qui attirent d’autres personnes actives.

La SIAGI a été créée pour permettre à des porteurs d’activités de s’installer, de se développer et de maintenir cet actif professionnel aux fins de transmission durable. Appliquée aux territoires, cette mission est devenue au fil des années une vocation. Les problématiques de trésorerie d’une part, et de transformation numérique des petites entreprises d’autre part, viennent se greffer à la problématique « Territoires » : les demandes de crédit, même de faibles montants, ont des difficultés à aboutir.

La position de la SIAGI

Le fait que la SIAGI rayonne sur 4 marchés (artisanat, commerce, agriculture, activités libérales) lui

procure une série d’avantages :

  • économique par la compréhension des mécanismes d’interactions entre les marchés et les clientèles,
  • financier par la mutualisation des moyens et des risques,
  • sociologique grâce à son immersion dans les réseaux professionnels et syndicaux.

L’appui des réseaux de proximité

Les réseaux bancaires connaissent leur territoire à travers leurs agences de proximité. Ces agences traitent toutes les clientèles et toutes les opérations ; elles sont en prise directe avec les ménages et les entreprises de petite taille. Elles sont à même d’évaluer le potentiel économique des secteurs géographiques, des bassins de consommation là où elles sont implantées.

Le réseau des Chambres de métiers et de l’artisanat a la double vision, d’une part macroterritoriale et d’autre part micro‐économique. Les CMA connaissent les entreprises artisanales à travers les services et prestations qu’elles déploient.

Un processus à l’initiative de toutes les banques : la garantie « 5 ‐ 50 »

La garantie de la SIAGI est mise en œuvre au travers de 3 modes d’investigation : une analyse au cas par cas sur base documentaire, une analyse complétée par un face à face, et une délégation donnée aux banques pour les opérations de développement. La SIAGI met en place un 4ème processus d’obtention de sa garantie, intégralement dématérialisé, avec les caractéristiques suivantes :

  • Une garantie dédiée aux opérations de création, de croissance, et de reprise d’entreprise
  • Pour tous objets de financements : matériels, immatériels incluant le BFR
  • Pour tout secteur d’activité : artisanat, commerce, professions libérales,
  • D’un montant de crédit compris entre 5 000 € et 50 000€.

Soutien à l’investissement au sein des petites entreprises : la réduction de l’autocensure grâce à la pré‐garantie de crédits

Autocensure des banques dans leur décision d’octroi des crédits

Dans la plupart des établissements bancaires, le centre de décision ne coïncide pas avec le lieu de la relation. L’entreprise négocie avec un interlocuteur chargé de collecter les informations et d’engager le projet dans le processus d’étude et décision.

De ce fait, seuls les projets qui ont une probabilité d’acceptation élevée font l’objet d’approfondissement. Ce phénomène est encore plus sévère pour les non clients de l’établissement, comme pour ceux qui accèdent pour la 1ère fois à l’entrepreneuriat.

Autocensure des entrepreneurs dans leur décision d’investir

Les entreprises s’engagent dans un processus de décision d’investissement lorsqu’elles estiment bénéficier de conditions favorables, et satisfaire les facteurs clés. Lorsqu’elles perçoivent une certaine réticence ou bien que tous les facteurs ne sont pas réunis, les entreprises diffèrent leur décision, voire renoncent. (exemple : investissement immatériel, anticipation d’une demande de garantie personnelle, appartenance à un secteur perçu comme difficile, maturité professionnelle faible …)

Le soutien à l’investissement grâce à la pré‐garantie de crédits

Pour encourager l’investissement et la prise de décision des entrepreneurs, la SIAGI a lancé, il y a 5 ans, le dispositif de pré‐garantie de crédits, en amont de l’entrée dans le parcours bancaire. Elle vise à accompagner le montage financier des projets et consolider ainsi les plans de financement des entreprises. Les réseaux consulaires et professionnels ont été mobilisés. Ils valident les projets d’un point de vue économique (Analyse de marché, Choix du statut juridique, examen des documents comptables prévisionnels, cohérence des données…), et la SIAGI valide ensuite des données financières (nature des concours, montant, durée, capacité de remboursement…). Les porteurs de projet peuvent s’adresser à ces réseaux et obtenir, après validation économique et financière, une pré‐garantie convertible en garantie par la banque de leur choix.

La pré‐garantie, un dispositif au bénéfice de toutes les parties :

  • Les Entrepreneurs qui maximisent leur chance d’obtenir le crédit, avec un recours limité à leurs cautions personnelles.
  • Les Banques qui reçoivent des dossiers pré‐qualifiés, analysés selon leurs référentiels, et avec un engagement de garantie.

Source : SIAGI – Site internet

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